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Atelier audio-vidéo

Primum non nocere

Ce conseil d’Hippocrate à l’attention des médecins, et parfois respecté vis à vis des patients, s’applique également aux appareils que nous essayons de remettre en état.

Les constructeurs s’efforcent de rendre les démontages fort compliqués. Il faut parfois faire preuve d’ingéniosité pour y parvenir sans rien abîmer. C’est le premier défi.

Deuxièmement, nous devons trouver l’élément défectueux. C’est une enquête qui commence. À partir des informations fournies par le propriétaire de l’objet, nous tentons de cerner le problème. Est-il mécanique ? Ou bien le défaut se situe-t-il dans l’alimentation des circuits ? La défectuosité se trouve-t-elle dans des circuits électroniques plus complexes ? La recherche se fera donc en saucissonnant l’enquête.
Rarement, le défaut est visible. Plus généralement une série de mesures électriques nous fait découvrir le coupable.

La chance est aussi un atout et une petite prière à Saint Antoine nous aide parfois.
Quand le diagnostic est posé, c’est comme la faute avouée : on est à 50% du résultat.
Car, il reste encore à trouver la pièce de rechange. Que les constructeurs fournissent de moins en moins volontiers.

Bref, si le visiteur confiant pense que son appareil sera réparé, c’est un optimiste. Et je me garderai ici d’en donner la définition.

Mais comme les gentils réparateurs sont tombés dans la marmite quand ils étaient petits, parfois ça refonctionne. Et alors tout le monde est content. :-)

Je termine ce laïus par quelques considérations sur l’évolution de l’électronique grand public.

Les montages sont de plus en plus miniaturisés. Ils sont effectués par des robots. Ce qui diminue en principe leur prix. Et de ce fait encourage la mise au rebut des appareils.

De plus en insérant dans leurs montages un composant de qualité douteuse ils limitent la durée de vie de ces objets à la période de garantie.
Mais,il y a pire, c’est l’obsolescence programmée que nous avons constatée dans certain cas.

Un dépanneur officiel me déclarait dernièrement et je le cite : « Les gens font réparer leurs anciens appareils (réparables, eux) plutôt que d’acheter des nouveaux qui ne valent rien. »

Charles Fabry, Willi Buys
lundi 7 septembre 2015