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Dispositifs de sécurité

On ne le répétera jamais assez, réparer ne doit pas être synonyme de bidouillage. Et c’est d’autant plus vrai en matière de sécurité. Il existe d’ailleurs une abondance de textes légaux qui obligent les fabricants à doter leurs appareils de dispositifs de sécurité. Le rôle des RC   n’est certainement pas de contourner ces sécurités mais bien de les remplacer par un équivalent, lorsqu’elles ont été détruites suite à la suite d’un malheureux incident.

 Protections thermiques

Avec les appareils chauffants, le risque d’incendie doit être pris au sérieux. Ces appareils sont toujours dotés d’une régulation qui arrête l’élément de chauffe lorsqu’une température suffisante est atteinte. Mais en plus, au cas ou cette régulation ne fonctionnerait plus, ils sont obligatoirement, c’est la loi, dotés d’une sécurité supplémentaire, qui empêche l’appareil de fonctionner lorsqu’une température excessive risque de provoquer un incendie.

D’autre part, beaucoup d’appareils dotés d’un moteur électrique sont également munis d’une telle protection afin d’éviter une surchauffe dangereuse du moteur.

Cette sécurité peut se présenter sous deux formes :

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    Fusibles thermiques

    un thermostat, à réarmement automatique ou manuel. Le thermostat coupe l’alimentation électrique lorsque la température excessive est atteinte. Certains se réarment automatiquement après un temps de refroidissement. Pour d’autres, plus rares, il faut une action manuelle pour le réarmer.

  • un fusible thermique. Comme son nom l’indique, il fond quand la température excessive est atteinte. Il faudra alors comprendre la raison de la surchauffe et remplacer le fusible thermique fondu par son équivalent (même température de fusion).

 Protections électriques

Fréquemment, un appareil arrive au RC   et l’on m’explique que « quand je l’allume, tout saute ! » Mais si je cherche à savoir quel disjoncteur a "sauté", assez souvent, le réparticipant   ne sait pas bien. Pourtant, il y a deux sortes de dangers bien différents : l’incendie par suite d’un court-circuit ou l’électrocution par suite d’un défaut d’isolement. [1]

  • Le disjoncteur simple — généralement de type magnéto-thermique — déclenche lorsqu’il y a un court-circuit ou lorsqu’un courant excessif persiste quelques dizaines de secondes. Chaque disjoncteur est calibré pour un courant précis : 10 ampères, 16 ampères, etc. Le risque principal en cas de court-circuit ou de sur-courant est un départ d’incendie. Beaucoup d’incendies ont pour origine un court-circuit mal protégé !
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    Disjoncteur différentiel
    Type "salle d’eau"

    Le disjoncteur différentiel déclenche lorsqu’un petit courant s’échappe de l’appareil. Il y a alors un défaut d’isolement qui peut provoquer un choc électrique lorsqu’on touche une partie métallique de l’appareil. Le disjoncteur différentiel de l’habitation, obligatoire, déclenche lorsque le courant de fuite atteint 0,3 ampère. Tout aussi obligatoire, le disjoncteur différentiel de salle d’eau — salle-de-bain ou cuisine — déclenche lorsque le courant de fuite atteint 0,03 ampère. Attention ! Pour qu’un disjoncteur différentiel soit réellement utile, il faut que le circuit de terre de l’habitation soit bien câblé, depuis l’appareil jusqu’à une barre de cuivre profondément plantée dans la terre ! Comme on le voit, cette sécurité est très utile pour éviter les risques d’électrocution.

  • Enfin, des petits fusibles en verre équipent maints appareils. Les remplacer est très simple. Mais pour que le nouveau ne subisse pas immédiatement le sort de l’ancien — i.e. destruction instantanée — il faut s’interroger sur la cause de destruction et comprendre pourquoi le fusible avait brûlé.

 Protections mécaniques

Pour empêcher l’utilisateur distrait de se blesser, de se couper ou de se brûler, les verrouillages mécaniques son bien utiles et, souvent, obligatoires car c’est la loi.

  • Le plus souvent, il s’agit d’empêcher la mise en route d’un appareil tant qu’il n’est pas correctement, installé, positionné, refermé, etc. C’est par exemple le cas de robots ménagers qui ne démarreront pas tant que le bol n’est pas correctement installé ou refermé. Ou encore de d’éléments de cuisson qui ne chaufferont pas s’ils sont sortis de leur logement.
  • Parfois aussi, il s’agit d’occuper les deux mains de l’utilisateur pour l’empêcher de mettre les doigts là où il ne faut pas. Taille-haies ou disqueuses sont des exemples de ce genre de dispositif de sécurité.

Le fonctionnement des dispositifs de sécurité mécaniques peut dépendre d’un contact électrique ou d’un couplage mécanique.

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    Micro-interrupteurs

    Les micro-interrupteurs électriques sont les plus fréquents. Ils ne laissent passer le courant électrique que lorsqu’un ergot les referme, prouvant ainsi que l’appareil est en état pour être mis en route. Ces micro-interrupteurs sont assez standards et peuvent assez facilement être remplacés.

  2. Les couplages mécaniques assurent le blocage/déblocage par l’intermédiaire d’ergots, de leviers et de tringles. Parfois en métal mais souvent en plastique, ces pièces se déforment ou se cassent trop souvent — obsolescence dit-on. Ces pièces étant difficiles à trouver et assez chères par rapport à la valeur de l’appareil, il vaut souvent mieux les réparer, ou les remplacer par un soigneux bricolage, qui est d’ailleurs assez souvent plus robuste que l’original.

Louis Possoz
mardi 31 octobre 2017


[1Pour la Belgique, le document "Règlement Général sur les Installations Électriques" explique tout ce qu’il faut savoir.


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